Filleule Power
Je parle souvent de "ma filleule". Ce qui n'en fait pas quelqu'un de ma
famille, ou quelqu'un de plus jeune que moi pour autant. Nous avons
tout le même âge et nous étions dans le même lycée. Elle est ma
filleule de confirmation (sacrement catho qui intervient après la
première communion, en fin de parcours de caté, et permet au jeune
adulte de confirmer ses voeux de baptême, parfois formulés "en son nom"
quand il était tout petit... la confirmation permet à un catho de
devenir alors parrain d'un autre (baptême ou confirmation), elle est
aussi nécessaire en théorie pour recevoir le sacrement "suivant" : soit
l'ordination (pour devenir prêtre) soit le mariage).
La première fois que je l'ai vue, elle m'a franchement saoûlé XD. En fait c'était tout simplement la première réunion d'aumonerie de mon lycée, nous étions quelques nouvelles dont elle qui je pense a monopolisé 75% du temps de parole. Elle avait l'air de bien savoir ce qu'elle voulait (travailler dans le tourisme... comme quoi chassez le naturel) et d'avoir un avis sur tout (ce qui m'exaspère facilement). Bref durant cette année d'aumônerie, je l'ai cotoyée mais sans plus.
Seconde année d'aumônerie, rebelote, c'est une fille sympa mais elle est un peu bizarre surtout quand elle part dans des délires géants que je ne comprends pas avec sa meilleure amie (qu'elle a conservée, elle). Puis arriva mon premier séjour à Taizé. Chaque année, l'aumônerie y organise un voyage. L'année précédente, je ne me sentais pas d'y aller. J'avais ensuite reçu une carte postale de toute l'aumônerie me disant combien c'était bien et ma copine Manuela (dont j'ai appris depuis qu'elle est lesbienne... j'en reviens pas encore mais bon ça n'a rien à voir avec le schmilblick) m'a tanné pendant toute l'année suivante parce que Taizé c'était trop bien et qu'il fallait à tout prix que j'y aille.
Je pars donc à Taizé. Et là je découvre un truc que PERSONNE n'avait mentionné auparavant (je soupçonne d'ailleurs le premier voyage d'avoir été bien prude à ce sujet dû à mon absence) : c'est plein de mecs de toutes les nationalités. Je rencontre alors mes premiers italiens de toute ma vie (aaaaah Daniele) en m'arrêtant stupéfaite devant un groupe de jeunes qui joue Song 2 de Blur à la guitare... QUEHA il existe d'autres personnes que moi que Blur intéresse ??? Et en plus ils sont beaux et charmants ? Nan c'est pas possiiiible, hiiiii. (et là je sais qu'au moins une personne de l'assistance me comprend) Il se trouve que ma filleule, dans ses multiples talents qui m'agaçaient à l'époque, baragouinait italien et va donc taper la causette en bavant aux italiens. (et maintenant eheh c'est eux qui bavent en lui parlant mais c'est une autre histoire).
Durant le séjour, il se passe quelque chose de tout à fait inattendu... moi et Laety devenons complètement hystériques devant les mecs et du coup les autres nous mettent à l'écart. Faut dire que Cheffe - que je croyais mon amie - n'en fait qu'à sa tête et commence déjà à faire sa loi. Bref, rejetées par notre trop grande addiction aux mâââââles devant lesquels se pâmer, nous nous découvrons une première passion commune. Suivie de milliers d'autres au fur et à mesure que le séjour se poursuit et que nous nous retrouvons à papoter toutes les deux.
Et le dernier jour, lorsque après être allée faire dédicacer mon tee-shirt par les fameux italiens, nous leur disons au revoir sous les regards stupéfaits de toutes les autres nanas de notre groupe, le duo infernal "Winnie et LaTatia" est né. Tant et si bien que 4 ans plus tard, lorsque Daniele (le fameux bel italien) me présente à ses potes, ça donne du "C'est Winnie... tu sais de "Winnie et LaTatia"". Oui oui nous sommes une marque déposée toutes les deux
Dans les mois qui suivent, notre relation ne fait que s'approfondir... on se téléphone pendant des heuuuures pour analyser nos vies en long, en large et en travers, on découvre internet en même temps et l'incroyable ICQ qui permet de tchatter avec DES ETRANGERS (dont mes premiers australiens ^^) et nous vivons des moments d'une exceptionnelle intensité lors des JMJ de Rome avec nos premiers émois et séduction (ou du moins tentatives) de beaux mâles étrangers... Mais aussi spirituels puisque c'est avec ma filleule et elle seule que j'ai vécu la veillée finale des JMJ et que j'ai pu assister à ce moment extraordinaire où Jean-Paul a levé les bras en suivant les cris de nous les jeunes... il se trouve que nous rencontrons alors Marmotte qui va devenir le troisième membre de notre groupe infernal.
Mais l'irrémédiable va se produire six mois plus tard. Le traditionnel voyage d'aumônerie à Taizé va se transformer en fiasco total. Pour beaucoup de choses mais pas pour notre relation.
Le vendredi au repas de midi, censé s'effectuer en silence d'ailleurs, elle me demande si je veux bien être sa marraine de confirmation. Il se trouve que j'avais déjà fait ma confirmation depuis la 3e (nous sommes alors en terminale) et que dans le duo j'étais souvent (mais pas tout le temps non plus) la voix de la sagesse... sur le moment je suis prise de court et elle se vexouille car je ne réponds pas d'un enthousiasme débordant tout de suite... ben non c'est une grosse décision, il faut que j'y réfléchisse quand même.
Le soir même, je commets l'irréparable... je vais me confesser. Je choisis en plus un prêtre qui est allée à Rome avec moi donc qui me connaît un peu quand même. Et je m'engueule avec lui et finit ma confession en pleurs... quelques heures plus tard, c'est au tour de ma future filleule d'aller se confesser et de revenir en pleurs. En plein coeur de ce Taizé cauchemardesque, nous nous soutenons mutuellement et je réalise que ouais c'est clair que devenir marraine de Laety c'est un immense honneur qui ne se refuse pas.
D'ailleurs le jour J j'arriverais super en retard mais juste à temps pour honorer mon rôle de marraine (même si elle a cru pendant un temps que je ne serais pas là à l'heure... oui j'avais confondu les heures dans mon étourderie légendaire, mon père a du traverser T. en 5 minutes après un coup de fil affolé de la responsable de l'aumônerie >_<) (notez que pour la confirmation de Milanplutar, ma copine bourgelaise, je suis arrivée exactement au même moment, à l'appel, pour des problèmes de récupérage à la gare mais c'est une autre histoire)
Depuis nous avons partagé des moments complètement dingues, affronté un vieux papy pervers et des portugais obsédés, une apparition du Gnome qui très courageux, comme toujours, a ensuite essayé de se cacher derrière une poubelle, une discussion houleuse sur la "musique de merde" de Kyo qui m'a valu ensuite sur le Forum ma réputation de fille alternative, une famille allemande a-do-ra-ble et non non je ne prends pas mal que la seule fois où elle est venue manger dans la famille de Poussin, ils lui ont plus parlé qu'à moi en 3 ans. C'est à elle aussi que je dois une conversation mémorable avec le Gnome qui m'a permis d'avancer un peu
Je ne me considère pas comme "supérieure" à Laety du fait d'être sa marraine. Je considère que sur le chemin spirituel (mais pas seulement) que nous parcourons ensemble, nous nous aidons toutes les deux à ne pas trébucher. D'ailleurs depuis ce fameux premier Taizé, nous avons presque toujours eu à affronter les mêmes problèmes au même moment... Laety a rencontré son ex deux semaines après que je sois sortie avec Poussin donc nous avons vécu en même temps le difficile passage de "fille indépendante" à "petite copine"... si parfois elle a pris de l'avance sur certaines questions (comme la vie de couple notamment), j'en ai aussi sur certaines autres... pour le moment d'ailleurs nos vies sont dissociées puisqu'elle est redevenue célibataire et qu'elle est à l'étranger pour un emploi qui, j'espère, lui permet de s'épanouir.
Car sur de très nombreux plans, Laety est mon modèle. Elle vient d'une famille très modeste et pourtant elle a toujours réussi à trouver des combines pour voyager et réaliser ses rêves. Elle est d'abord partie seule à Naples un mois, puis l'année suivante en Thaïlande, ensuite elle a bossé pendant un an aux Etats-Unis dans le domaine de la culture (ce qui fait d'elle une trilingue voire une quadrilingue à son retour d'Espagne). Elle m'a appris que si on désirait vraiment quelque chose, il suffit d'y croire et de se donner à fond pour l'avoir. Même si c'est à l'autre bout du monde, même si c'est cher, même si ça a l'air fou.
Aujourd'hui où l'Australie me tend les bras, j'ai vraiment l'impression de marcher dans ses pas et je sais qu'elle est fière de moi.
Ma LaTatia, c'est donc plus qu'une filleule. Elle est même beaucoup plus qu'une meilleure amie même si la vie nous sépare souvent. Elle me manque là. Mais le 21 juillet, je vais la retrouver sur son lieu de travail (et enfin lui offrir son cadeau d'anniversaire, avec 4 mois de retard... mais c'est un cadeau qui déchire tout (enfin j'espère)).
Pour celle qui me suit depuis le tout début, il y a deux ans je ne parlais pas d'elle comme aujourd'hui. En effet, j'étais un peu sur la défensive et déçue vis-à-vis d'elle car elle n'avait pas su m'écouter à un moment où j'en avais besoin et je la sentais s'éloigner de moi, loin dans sa capitale américaine. Et puis je lui ai donné l'adresse de mon blog. Et notre relation, petit à petit, est redevenue comme avant. Voire encore plus forte. Et lors des JMJ de Köln, j'ai pu enfin lui dire ce que j'avais sur le coeur et elle s'est excusée d'avoir été si distante...
Depuis je n'ai pas spécialement peur de perdre ma filleule. Je sais qu'il peut y avoir de la distance entre nous, il suffira d'une conversation pour qu'on tombe d'accord, qu'on partage nos doutes, nos peurs mais aussi nos belles victoires sur la vie et les petits cons qui l'assombrissent pour que ça reparte comme en 40 ^^
Ma Filleule, c'est ma petite joie à moi...
La première fois que je l'ai vue, elle m'a franchement saoûlé XD. En fait c'était tout simplement la première réunion d'aumonerie de mon lycée, nous étions quelques nouvelles dont elle qui je pense a monopolisé 75% du temps de parole. Elle avait l'air de bien savoir ce qu'elle voulait (travailler dans le tourisme... comme quoi chassez le naturel) et d'avoir un avis sur tout (ce qui m'exaspère facilement). Bref durant cette année d'aumônerie, je l'ai cotoyée mais sans plus.
Seconde année d'aumônerie, rebelote, c'est une fille sympa mais elle est un peu bizarre surtout quand elle part dans des délires géants que je ne comprends pas avec sa meilleure amie (qu'elle a conservée, elle). Puis arriva mon premier séjour à Taizé. Chaque année, l'aumônerie y organise un voyage. L'année précédente, je ne me sentais pas d'y aller. J'avais ensuite reçu une carte postale de toute l'aumônerie me disant combien c'était bien et ma copine Manuela (dont j'ai appris depuis qu'elle est lesbienne... j'en reviens pas encore mais bon ça n'a rien à voir avec le schmilblick) m'a tanné pendant toute l'année suivante parce que Taizé c'était trop bien et qu'il fallait à tout prix que j'y aille.
Je pars donc à Taizé. Et là je découvre un truc que PERSONNE n'avait mentionné auparavant (je soupçonne d'ailleurs le premier voyage d'avoir été bien prude à ce sujet dû à mon absence) : c'est plein de mecs de toutes les nationalités. Je rencontre alors mes premiers italiens de toute ma vie (aaaaah Daniele) en m'arrêtant stupéfaite devant un groupe de jeunes qui joue Song 2 de Blur à la guitare... QUEHA il existe d'autres personnes que moi que Blur intéresse ??? Et en plus ils sont beaux et charmants ? Nan c'est pas possiiiible, hiiiii. (et là je sais qu'au moins une personne de l'assistance me comprend) Il se trouve que ma filleule, dans ses multiples talents qui m'agaçaient à l'époque, baragouinait italien et va donc taper la causette en bavant aux italiens. (et maintenant eheh c'est eux qui bavent en lui parlant mais c'est une autre histoire).
Durant le séjour, il se passe quelque chose de tout à fait inattendu... moi et Laety devenons complètement hystériques devant les mecs et du coup les autres nous mettent à l'écart. Faut dire que Cheffe - que je croyais mon amie - n'en fait qu'à sa tête et commence déjà à faire sa loi. Bref, rejetées par notre trop grande addiction aux mâââââles devant lesquels se pâmer, nous nous découvrons une première passion commune. Suivie de milliers d'autres au fur et à mesure que le séjour se poursuit et que nous nous retrouvons à papoter toutes les deux.
Et le dernier jour, lorsque après être allée faire dédicacer mon tee-shirt par les fameux italiens, nous leur disons au revoir sous les regards stupéfaits de toutes les autres nanas de notre groupe, le duo infernal "Winnie et LaTatia" est né. Tant et si bien que 4 ans plus tard, lorsque Daniele (le fameux bel italien) me présente à ses potes, ça donne du "C'est Winnie... tu sais de "Winnie et LaTatia"". Oui oui nous sommes une marque déposée toutes les deux

Dans les mois qui suivent, notre relation ne fait que s'approfondir... on se téléphone pendant des heuuuures pour analyser nos vies en long, en large et en travers, on découvre internet en même temps et l'incroyable ICQ qui permet de tchatter avec DES ETRANGERS (dont mes premiers australiens ^^) et nous vivons des moments d'une exceptionnelle intensité lors des JMJ de Rome avec nos premiers émois et séduction (ou du moins tentatives) de beaux mâles étrangers... Mais aussi spirituels puisque c'est avec ma filleule et elle seule que j'ai vécu la veillée finale des JMJ et que j'ai pu assister à ce moment extraordinaire où Jean-Paul a levé les bras en suivant les cris de nous les jeunes... il se trouve que nous rencontrons alors Marmotte qui va devenir le troisième membre de notre groupe infernal.
Mais l'irrémédiable va se produire six mois plus tard. Le traditionnel voyage d'aumônerie à Taizé va se transformer en fiasco total. Pour beaucoup de choses mais pas pour notre relation.
Le vendredi au repas de midi, censé s'effectuer en silence d'ailleurs, elle me demande si je veux bien être sa marraine de confirmation. Il se trouve que j'avais déjà fait ma confirmation depuis la 3e (nous sommes alors en terminale) et que dans le duo j'étais souvent (mais pas tout le temps non plus) la voix de la sagesse... sur le moment je suis prise de court et elle se vexouille car je ne réponds pas d'un enthousiasme débordant tout de suite... ben non c'est une grosse décision, il faut que j'y réfléchisse quand même.
Le soir même, je commets l'irréparable... je vais me confesser. Je choisis en plus un prêtre qui est allée à Rome avec moi donc qui me connaît un peu quand même. Et je m'engueule avec lui et finit ma confession en pleurs... quelques heures plus tard, c'est au tour de ma future filleule d'aller se confesser et de revenir en pleurs. En plein coeur de ce Taizé cauchemardesque, nous nous soutenons mutuellement et je réalise que ouais c'est clair que devenir marraine de Laety c'est un immense honneur qui ne se refuse pas.
D'ailleurs le jour J j'arriverais super en retard mais juste à temps pour honorer mon rôle de marraine (même si elle a cru pendant un temps que je ne serais pas là à l'heure... oui j'avais confondu les heures dans mon étourderie légendaire, mon père a du traverser T. en 5 minutes après un coup de fil affolé de la responsable de l'aumônerie >_<) (notez que pour la confirmation de Milanplutar, ma copine bourgelaise, je suis arrivée exactement au même moment, à l'appel, pour des problèmes de récupérage à la gare mais c'est une autre histoire)
Depuis nous avons partagé des moments complètement dingues, affronté un vieux papy pervers et des portugais obsédés, une apparition du Gnome qui très courageux, comme toujours, a ensuite essayé de se cacher derrière une poubelle, une discussion houleuse sur la "musique de merde" de Kyo qui m'a valu ensuite sur le Forum ma réputation de fille alternative, une famille allemande a-do-ra-ble et non non je ne prends pas mal que la seule fois où elle est venue manger dans la famille de Poussin, ils lui ont plus parlé qu'à moi en 3 ans. C'est à elle aussi que je dois une conversation mémorable avec le Gnome qui m'a permis d'avancer un peu
Je ne me considère pas comme "supérieure" à Laety du fait d'être sa marraine. Je considère que sur le chemin spirituel (mais pas seulement) que nous parcourons ensemble, nous nous aidons toutes les deux à ne pas trébucher. D'ailleurs depuis ce fameux premier Taizé, nous avons presque toujours eu à affronter les mêmes problèmes au même moment... Laety a rencontré son ex deux semaines après que je sois sortie avec Poussin donc nous avons vécu en même temps le difficile passage de "fille indépendante" à "petite copine"... si parfois elle a pris de l'avance sur certaines questions (comme la vie de couple notamment), j'en ai aussi sur certaines autres... pour le moment d'ailleurs nos vies sont dissociées puisqu'elle est redevenue célibataire et qu'elle est à l'étranger pour un emploi qui, j'espère, lui permet de s'épanouir.
Car sur de très nombreux plans, Laety est mon modèle. Elle vient d'une famille très modeste et pourtant elle a toujours réussi à trouver des combines pour voyager et réaliser ses rêves. Elle est d'abord partie seule à Naples un mois, puis l'année suivante en Thaïlande, ensuite elle a bossé pendant un an aux Etats-Unis dans le domaine de la culture (ce qui fait d'elle une trilingue voire une quadrilingue à son retour d'Espagne). Elle m'a appris que si on désirait vraiment quelque chose, il suffit d'y croire et de se donner à fond pour l'avoir. Même si c'est à l'autre bout du monde, même si c'est cher, même si ça a l'air fou.
Aujourd'hui où l'Australie me tend les bras, j'ai vraiment l'impression de marcher dans ses pas et je sais qu'elle est fière de moi.
Ma LaTatia, c'est donc plus qu'une filleule. Elle est même beaucoup plus qu'une meilleure amie même si la vie nous sépare souvent. Elle me manque là. Mais le 21 juillet, je vais la retrouver sur son lieu de travail (et enfin lui offrir son cadeau d'anniversaire, avec 4 mois de retard... mais c'est un cadeau qui déchire tout (enfin j'espère)).
Pour celle qui me suit depuis le tout début, il y a deux ans je ne parlais pas d'elle comme aujourd'hui. En effet, j'étais un peu sur la défensive et déçue vis-à-vis d'elle car elle n'avait pas su m'écouter à un moment où j'en avais besoin et je la sentais s'éloigner de moi, loin dans sa capitale américaine. Et puis je lui ai donné l'adresse de mon blog. Et notre relation, petit à petit, est redevenue comme avant. Voire encore plus forte. Et lors des JMJ de Köln, j'ai pu enfin lui dire ce que j'avais sur le coeur et elle s'est excusée d'avoir été si distante...
Depuis je n'ai pas spécialement peur de perdre ma filleule. Je sais qu'il peut y avoir de la distance entre nous, il suffira d'une conversation pour qu'on tombe d'accord, qu'on partage nos doutes, nos peurs mais aussi nos belles victoires sur la vie et les petits cons qui l'assombrissent pour que ça reparte comme en 40 ^^
Ma Filleule, c'est ma petite joie à moi...
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